disque à paraître

Danseries à quatre cordes
vendredi 16 novembre 2018

l’Auteur

Pierre Attaingnant est le premier imprimeur de musique à Paris, actif entre 1529 et 1553. Il introduit le procédé par caractères mobiles inventé auparavant à Venise, qui remplace l’impression en deux phases, qui posait des problèmes de juxtaposition des lignes et des notes.

Le recueil « 50 danseries à quatre parties »

En 1547 Pierre Attaingnant fait paraître ces 3 gaillardes, 3 pavanes, 23 branles tant gays que simples, doubles, courants, 12 basses danses et 9 tourdions. Nul ne connaît le nom du compositeur qui a écrit les quatre parties, qui proposent des harmonies simples et un contrepoint limité. Les chansons utilisées pour la voix de Dessus, témoins de la floraison de chansons françaises au XVIème siècle, ont été refaçonnées pour rentrer dans la coupe de la danse, et nommer leur titre permet à l’éditeur de toucher un public qui les connaît bien. L’édition française de 1969 chez Leduc rassemble les questions et informations relatives à ce document, et adopte une mise en page qui facilite la lecture pour le jeu collectif. Les danses ne sont pas issues de la culture populaire du XVIème siècle, aucune information ne nous étant parvenue sur cette question : selon les spécialistes, elles sont destinées à la pratique musicale domestique.

Quatre cordes qui font quatre parties

Cette musique porte une dimension collective. Emmanuel Galliot joue et interroge depuis de longues années cette expression musicale. L’assemblage des usages (musique pour le plaisir, danse, chanson) requiert l’assemblage des voix, et s’exprime par un instrument qui exploite les singularités de ses quatre cordes, du bourdon (la corde la plus grave) à la chanterelle, la plus aigüe.

Quatre moyens d’édition pour quatre coins de la planète

Les quatre moyens d’édition sont :
• Partage des pistes en ligne et travail collectif à distance
• Concert en des lieux les plus divers
• Ateliers ouverts à tous niveaux
• Disque
Les innovations électroniques, à la suite de l’imprimerie musicale et de ses premiers pas, nous offrent de multiples possibilités. Un violoniste peut aujourd’hui, à sa guise, étendre le registre de son instrument en transformant les sons (effet d’octave grave, effets de coloration, de réverbération, etc…), utiliser un enregistreur, dispositif de création de boucles permettant de superposer des phrases musicales en temps réel. Il crée ainsi son propre accompagnement, prélude à la rencontre avec l’autre musicien et outil d’écriture. En 2017, Emmanuel Galliot met à disposition les 50 grilles d’accord du recueil d’Attaingnant sur le site de partage de pistes d’accompagnement Ireal Pro – en tenant compte des risques de contresens historiques. Cette pratique s’inspire du jazz et des musiques populaires qui se développent autour de standards, répertoire commun à des musiciens dispersés aux quatre coins de la planète et s’appropriant un matériau commun pour le transformer à leur tour. Il ne reste plus qu’à prolonger cette aventure sonore !


Navigation

Articles de la rubrique

  • disque à paraître